In memoriam

Gilles en compagnie de Jean Claude lors de l'exposition de l'automne 2005

Gilles Piccolier (1951-2006)

L'année 2006 restera marquée par l'évènement le plus marquant et le plus consternant, la disparition de notre Vice-Président, Gilles, le 8 septembre 2006, à la suite d'une pénible et inexorable lutte contre la maladie.

Gilles est né à Belley en 1951 et passe une enfance heureuse à Lompnieu dans son Valromey qu'il n'a jamais cessé de parcourir et d'apprécier. Du collège d'Artemare à l'Ecole normale de Bourg en Bresse, il reste un enfant du pays. Son service national comme coopérant en Haïti durant deux ans, lui ouvre un autre monde. Conseiller pédagogique chargé d'animation culturelle, il découvre certes un pays d'une extrême pauvreté, mais aussi des enfants pour qui l'acquisition du savoir, l'école, sont des privilèges précieux. Il conservera toujours ce sens du contact humain, notamment auprès des enfants. Après un premier poste d'instituteur à Poncin, il est nommé dans le Pays de Gex en 1978. A Ferney, il s'occupera avec dévouement et brio de classes de perfectionnement. Puis, il prendra son poste à l'Ecole de Saint Genis dont il deviendra le directeur apprécié.

Sa passion pour les plantes et les Orchidées en particulier s'est sans doute développée grâce à la fréquentation du Docteur Corcelle. Il rejoint l'ACFJ très tôt après sa création et en deviendra très rapidement un membre actif et efficace.

Je me souviens de son bonheur et de sa fierté lorsqu'il a découvert l'Orchis de Traunsteiner dans un marais proche de Saint Genis.

Sa passion pour la nature et les Orchidées l'a conduit à accomplir de belles virées dans les îles, de Ténériffe à la Crête en passant par les Baléares, accompagné de son épouse Joëlle et des ses fils. Il en ramenait des souvenirs pleins la tête et de belles photos pour prolonger le plaisir et le faire partager aux amis.

En la personne de Gilles, c'est bien sûr un précieux collaborateur pour l'association, toujours disponible pour encadrer le sorties avec les membres mais aussi avec les enfants des écoles, préparer les expositions, rédiger les articles des brochures et bulletins que nous perdons. Mais c'est surtout un ami, un Homme vrai, entier, honnête, pétri de convictions qui nous quitte. Nous garderons en mémoire sa grande sagesse, sa gentillesse, sa sensibilité, son dévouement et son courage dans la lutte contre la fatale maladie.

Nous renouvelons à sa famille, Joëlle son épouse, Julien, François et Arnaud, ses fils le témoignage de notre profonde affection

    Jacques Bordon